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Le pas feutré de Mr. Valentin

Les deux univers

Pour faire vivre au mieux l’histoire de cette représentation, la scène est coupée en deux offrant aux yeux des spectateurs les coulisses et la représentation elle-même. Les comédiens alternent entre la scène et les coulisses au gré du déroulement de la pièce.
On assiste à la métamorphose des acteurs en personnage. La scène et les coulisses sont deux univers qui ne sont pas totalement étanches et qui déteignent progressivement l’un sur l’autre.

Coté coulisses :

Dans les coulisses, 4 comédiens se préparent, se concentrent, s’échauffent, se changent (à vue), se maquillent, se lavent les dents, se racontent quelques histoires, répètent leur texte, se soutiennent, se vannent, font des modifications de dernière minute… mais surtout ils rêvent. Ils rêvent à ce que serait peut être leur vie si Monsieur Valentin prenait leur pièce pour un tour du monde…

Albert, l’auteur, qui doute souvent – mais pas toujours - de sa poésie, un carnet à la main est toujours prêt a saisir un mot, une phrase ou une idée qui « révélerait subtilement l’ordre implicite de l’univers » (sic). Naïf et touchant, Albert est la figure emblématique de la compagnie.

La troupe des sardines est également composée de Nelly, fraîchement arrivé d’une école qu’on devine prestigieuse, Charlotte à la joyeuse naïveté, « petite fleur » d’Albert, Jacques ami de longue date, plutôt du genre  « concréto-concret », et Manu le régisseur dont la fragilité intellectuelle n’a d’égale que la volonté de bien faire.

Coté scène :

 7 petits tableaux absurdes sur la vie et la mort

Dans sa pièce Albert se met en scène et joue le rôle principal : Celui d’un personnage candide, inadapté, trop gentil, qui traverse les différents tableaux traitant respectivement de : la mort, l’ennui, le sexe, la justice, la misère, l'argent, l’art, la fête. Ils sont autant d'occasion de se confronter à la réalité sociale – cruelle -  voire à celle – absurde - de la condition humaine. L'auteur vit un véritable cauchemar comique en traversant ces tableaux remplis de personnages banalement monstrueux à la figure clownesque.

L'improbable projet V3

Le Vaudeville

« Vaudeville », le mot désigne une comédie populaire légère du XIXème siècle, pleine de rebondissements, dans laquelle on use et on abuse de quiproquos, de situations grivoises, provoqués par de multiples et complexes relations amoureuses et conjugales.

En 2007, le célèbre rapport Hite sur la sexualité humaine indique que 70 % des femmes ayant plus de cinq ans de mariage déclarent avoir été infidèles au moins une fois, de même pour 72% des hommes.

En somme 3 femmes ou 3 hommes sur 4 ont un jour ou un autre baigné dans un vaudeville qui lui était propre.

Aussi, partant de l'idée que ce n'est plus un genre théâtral, mais bel et bien un mode de vie pour nombre d'hommes et de femmes de notre époque, qu'il est peut-être même un dysfonctionnement éternel et incontournable de l'âme humaine, les comédiens de la compagnie BAO ont décidé de s'amuser avec le thème délicat de l'adultère. Ils vous proposent ici un vaudeville moderne, jubilatoire et délirant : l'improbable projet V3.

On y rencontrera 4 personnages. Appelons-les classiquement le mari, la femme, l'amant, l'amante. On y trouvera des armoires en kit, et dedans des amants cachés.

On y verra un mari cocu, une femme insatisfaite, un amant amoureux, une amante perturbée.

Quatre bourgeois bohèmes un peu paumés, tiraillés entre feng-shui, balnéothérapie, missiles allemands et meubles Ikea.

On y entendra aussi des chansons, mélopées tendres et décadentes sur le délicat art d'aimer.

Une pièce en forme de triptyque. 3 actes, nommés respectivement V1, V2 et V3. Voilà le mari, la femme, l'amant. Voilà ensuite les amants, l'amante. Voilà dans un dernier mouvement, les femmes, puis les amants, tourbillonnants dans de délicieuses scènes de ménages et de... manèges.